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 Le Grimoire Perdu (Divlof)

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MessageSujet: Le Grimoire Perdu (Divlof)   Mar 24 Juin - 0:44

Par une nuit claire et sans nuages, Divlof était sorti de son sommeil. Comment, pourquoi? Il l'ignorait mais il était là, debout et tremblant, mordu par le vent froid qui s'abattait sur le sommet de la montagne. Des souvenirs, c'est tout ce qu'il avait. Décidé à trouver des réponses aux nombreuses questions qu'il se posait, il s'était aventuré à nouveau sur ces terres hostiles qu'il avait déjà foulé jadis.

Les jours s'enchainèrent, puis les semaines, puis les mois. Le temps passait lentement et il errait seul dans un monde et une époque qui n'étaient plus tout à fait le sien. Des réponses, il en avait trouvé et rien n'aurait pu le chagriner d'avantage... Rien. C'était ce qu'il restait de ceux qu'il avait jadis aimé. Il vivait sa vie sans entrain ni envie. Tout autour de lui lui semblait irréel, onirique, tout comme ses souvenirs qui peu à peu s'estompaient comme s'estompent les rêves. Il avait oublié... Sans vraiment s'en rendre compte, sans vraiment s'en apercevoir il avait oublié ce pourquoi il se réveillait tous les matins. Les journées étaient longues et monotones et se résumaient à la chasse et la boisson. Le soir venu,alors que l'adrénaline des combats le quittait le rappelant à sa solitude, il s'avinait jusqu'au lendemain où il recommençait encore et encore son train-train monotone.

Sa vie se résumait à ça jusqu'à ce jour là... Un jour comme tous les autres, ni plus agréable, ni plus passionnant, mais qui sans qu'il ne s'en doute une seconde allait changer sa vie. Il se reposait non loin du cadavre de l'animal destiné à son assiette, quand son regard fût attiré par un morceau de parchemin. Curieux et étonné, il décida de quitter sa solitude pour rejoindre la populace où peut-être il pourrait en apprendre d'avantage sur cette bien étrange énigme. Quelques mots échangés ici et là, quelques verres pour délier les langues plus tard et il s'apprêtait déjà à rentrer bredouille quand elle vint à sa rencontre. Ils avaient échangés quelques mots puis elle lui avait donné des parchemins avant de s'éloigner sous ses yeux fascinés. Il l'avait regardé s'éloigner sans rien dire, incapable de prononcer le moindre mot, incapable de faire le moindre geste et quand enfin ses jambes furent capables de le ramener chez lui son cerveau ne fonctionnait toujours pas. Il avait marché sans vraiment voir le chemin, obnubilé par sa voix, son image et son parfum qui flottait encore autour de lui. Ce soir là il n'avait pas bu, il n'avait pas dormi non plus. Mais ce soir là et pour la première fois il souriait. Il la reverrait, il en était certains...

[...]

Le jour du départ approchait et il ne pouvait s'encombrer d'autant d'affaires là où il allait. Sans faire de bruit, il avait commencé son tri, fouillant coffres et armoires, entassant sur deux tas distincts ce qu'il comptait garder et ce qui ne lui serait pas utile. La tâche fut longue et fastidieuse, mais peu à peu il en était venu à bout.

Assis sur le bord du lit, tenant dans ses mains ces cinq parchemins froissés, il se rappelait avec bonheur de ce moment qui avait marqué sa vie à tout jamais. Le temps avait fait son oeuvre et emporté avec lui tous ses tourments. Il était heureux à présent et il vit dans ces écrits retrouvés l'occasion symbolique de tourner définitivement la page sur cette triste période pour en ouvrir une bien plus heureuse. Prenant soin de ne pas la tirer de son doux sommeil il embrassa tendrement son front, remonta la couverture sur ses épaules puis s'éclipsa dans la pièce attenante afin d'étudier plus attentivement les parchemins.

Il se munit d'une carte, d'une plume et de son encre puis étala les parchemins bien en évidence sur la table. Il les relu attentivement plusieurs fois, s'efforçant de se souvenir de ses escapades en Terres Argentées. Il prit des notes, froissa et défroissa quelques parchemins raturés, gribouilla fiévreusement des heures durant. Les choses se mirent finalement en place et le soleil s'élevait déjà haut dans le ciel quand il eut terminé. Il ne possédait pas toutes les réponses mais restait optimiste. Le destin jouerait en sa faveur. Fatigué mais content de son travail il s'étira, fit craquer ses doigts et délia sa nuque raide avant de jeter dans la cheminée les brouillons qui s'étalaient sur le bureau.

[...]

Une nouvelle journée commençait. Il avait mal dormi. Difficile de se contenter d'une simple couche de fortune quand le confort d'un vrai lit devient une habitude. Qu'importe, ça n'avait pas d'importance. Il était bien ici. Cela faisait quelques jours déjà qu'il avait quitter la douceur du foyer pour les rejoindre. Doucement il prenait ses repères dans ce nouveau chez lui, marquant le quotidien des nouvelles habitudes qui font d'un lieu le nôtre. Il connaissait quelques uns de ses nouveaux camarades et appréhendait avec plaisir les nouveaux visages.

Il se leva, fit craquer son dos douloureux et se rendit sans un bruit à l'extérieur où, sous une petite tente à part il avait entreposé dans une malle ses affaires personnelles. Il ouvrit une petite boite contenant de précieuses tablettes. Le chocolat... Pour certains, ce n'était qu'un petit plaisir parmi tant d'autres, mais ici le chocolat avait plus de valeur que n'importe quel trésor. Du bon, du rare, du chocolat maison, sans additifs,sans conservateurs et sans sucre ajouté ! Celui qui fond, qui colle au palais juste comme il faut. Celui qui ne fait que contenter le novice mais enivre de ses arômes subtils celui qui sait l'apprécier. Divlof se félicitait de sa production et la partageait volontiers avec ses nouveaux camarades, mais ce matin là, il ne trouva qu'une boîte vide
.
Il fouilla la boîte, y plongea sa main mais ne brassa que quelques papiers délestés de leur contenu et... et quelques poils. Il soupira tristement. "Pinpin bien sûr..." Un bien étrange lapin que ce Pinpin. D'où venait-il? Qui était-il? Que voulait-il? Le guerrier n'en savait rien, mais une chose était sûre : si la folie était une proche parente du génie, Pinpin devait appeler son père tonton.

Il réglerait ses comptes plus tard, en attendant, il devait refaire son stock et c'était l'occasion rêvée de débuter cette quête si longtemps mise de côte. Le cacao ne se transformait pas si facilement en chocolat. Séchage, torréfaction, concassage, conchage... autant d'étapes précises et complexes qu'il fallait respecter scrupuleusement afin d'obtenir la qualité désirée. Divlof n'avait pas jugé nécessaire d'emporter les parchemins contenant les précieuses informations. "Pas besoin de les prendre, je m'en rappellerai, je l'ai fait pleins de fois. Tout dans la tête !" C'est ce qu'il avait dit à Anna le jour du départ. Bien entendu il ne s'en rappelait plus, et bien entendu il mettrait un point d'honneur à ce qu'elle ne sache jamais qu'elle avait eu raison. Et si jamais elle venait à l'apprendre, il ne lui donnerait pas raison, elle n'aurait seulement pas tort. Subtilité masculine oblige. La question ne se posait pas de toute manière. Il était encore tôt, et il serait rentré sans que personne ne s'aperçoive de son absence.

Il atterit brutalement sur le sol de Baduk, éjecté de de sa monture volante qui le regardait l'air moqueuse. Il se releva difficilement, s'époussetant et marmonnant de viles injures dont la bienséance m'interdit de vous faire part. " D'où tu t'moques toi? T'es le dragon le moins crédible du coin..." Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas foulé cette partie du monde, mais il parvint après quelques détours à trouver ce qu'il cherchait. L'Imprimerie des Terres d'Argent se dressait devant lui. La fière bâtisse n'avait pas changée, elle restait la même que celle de ses souvenirs. Il poussa la grande porte et s'engouffra dans l'édifice. Il appréciait autrefois le calme et la tranquillité qui régnait dans ces lieux d'érudition mais les odeurs de papier et de bois qui s'insinuaient dans ses narines lui glacèrent le sang. Une vieille mésaventure qui avait commencé à la bibliothèque des nains pour se finir cruellement ailleurs lui avait fait juré de ne plus mettre les pieds dans une bibliothèque. La main sur l'épée, scrutant attentivement les alentours, il se dirigea d'un pas pressé vers la rangée qui l'intéressait, s'empara du manuscrit convoité et s'empressa de rebrousser chemin avant que l'angoisse ne prenne le dessus. Haletant et pâle, il s'essuya le front, prit quelques minutes afin de retrouver correcte prestance et encore hagard se dirigea vers le chemin du retour. Heureux et fier de lui il s'éloigna de l'imprimerie en feuilletant son ouvrage. Un ouvrage passionnant ! Tellement passionnant qu'il lui fallu quelques heures avant de se rendre compte qu'il n'avait pas emprunté la bonne route.

Furieux, il entreprit de maudire tout ce qui pouvait de près ou de loin lui causer quelconque préjudice, tant et si bien qu'il ne remarqua que tardivement qu'un homme se tenait devant lui. Stoppé dans son élan par le visage qui se présentait soudain à ses yeux, c'est silencieusement et bouche ouverte qu'il détailla l'inconnu. "Singulier", c'était le mot. Cheveux bleus, barbe bleu, babouches aux pieds, le vieil homme semblait aussi surpris que lui de le voir alors qu'il en était sûr, il l'observait depuis quelques minutes déjà. Divlof, hésitant s'apprêtait à le saluer quand l'homme beugla. Eyvindir ! pardon? Eyvindir ! euh...vous allez bien? Eyvindir !

Le guerrier s'excusa et continue sa route incertaine, laissant derrière lui l'homme qui, comme s'il ne s'était pas aperçu qu'il n'était plus là, continuait de répéter inlassablement son nom. Drôle de personnage que ce Eyvindir, mais à n'en pas douter, il était bel et bien la personne mentionnée sur le parchemin...

Divlof s'écrasa à nouveau sur le sol près du campement, éjecté du dragon qui semblait à nouveau se jouer de lui. " C'est ça... la prochaine fois que je me perds, te presses pas d'atterrir hein!" Le soleil déclinait déjà et à cette heure-ci ses compagnons devaient sans doutes être attablés. Son retour qu'il avait ce matin prévu discret ne le serait pas, mais peu importe, il était heureux. Il pourrait refaire son stock de chocolat et très bientôt, il tournerait la page de son ancienne vie pour en signer à deux une autre qu'il s'impatientait d'écrire.

Il s'installa comme si de rien était à la joyeuse tablée, savourant un repas qu'il estima amplement mérité.

-Tu étais où? On ne t'a pas vu de la journée?
-Je suis allé prendre l'air [...]T'aurais pas vu Pinpin dans le coin par hasard..?


[...]

Le soleil luisait haut et fort depuis quelques jours et la petite troupe subissait de plein fouet le brûlant assaut de ses rayons. La chaleur et l'atmosphère humide leur avait ôté toute motivation à des activités constructives. Aller chasser? Impossible, trop chaud. Occire, couper, taillader? Sat', les yeux injectés de sang et de vices avait essayé de les convaincre sans grands succès. Ils se tournaient les pouces, s'ennuyaient affalés et somnolants sur leurs chaises. Le temps passaient lentement, et tous sans exceptions seraient allé piquer un somme si les tentes n'avaient pas décidés de faire concurrence aux plus vaporeux des saunas. "Le lac ! On va se baigner !" Ledom s'était levé, essayant de répandre son entrain dans les rangs. Sans plus de succès que Sat' et que tous les autres avant elle qui avaient pensé détenir l'idée géniale qui les sortirait de leur torpeur. La matinée défilait quand soudain, inexplicablement et sans mot dire, leurs yeux se mirent à briller d'une même lueur. "La Taverne !" Ces deux mots prononcés en choeur signèrent leur départ vers le débit de boisson.

La route fut longue... non, la route fut lente! Le pas trainant, l'auréole odorante et le front humide, ils entrèrent enfin dans la taverne. La fraicheur de la bâtisse et l'odeur de houblon suffit à délier les langues et raviver les esprits. La journée passa, rythmées par les discussions de comptoir, railleries et autres blagues un peu plus douteuses à chaque fois qu'une pinte se vidait. "L'eau c'est fort, ça porte les ba... Ta gueule ! [...]Pur et innocent... Une pomme par jour..bien visé [...] haha Bah ma soeur... [...] J'préfèrais encore être prendre par...[...] Un homme et une femme...ou un homme et un homme...cadavres...hardcore... ni chaud, ni froid...Ta gueule ! Motocultable...blabla blabla... "

La nuit était tombée. La taverne fermée, l'heure était venue de partir. Divlof, titubant, avait rejoint ses camarades à l'extérieur qui n'attendaient plus que lui pour rentrer. Ivre? Non ! Si la terre s'était mise à tourner si vite, c'était dû à un dérèglement des étoiles ! Personne évidemment n'était dupe, mais lui croyait dur comme fer à sa théorie. Lassés et trop fatigués pour poursuivre la soirée, ses frères et soeurs d'armes rentrèrent seuls.
Divlof quant à lui avait toute la nuit devant lui et avait décidé de poursuivre sa soirée.

Il s'engagea au hasard sur le sentier et engagea de longues conversations et quelques passes d'armes avec les arbres qui l'accompagnaient. Le ton monta. Décidément, ces arbres n'avaient aucun savoir vivre. Une telle mentalité... Les passes d'armes devinrent de vrais combats. Il enchaina victoire sur victoire. Imbattable, invincible. "Personne?! Personne à ma hauteur?!" C'est à ce moment là qu'il apparu... Un arbre d'une imposante stature. Féroce, puissant, implacable...un adversaire digne qui saurait le satisfaire. Le combat fut rude. Trop rude. Tous ses coups portaient mais peu importait la force qu'il leur donnait ou les bottes utilisées, ils restaient sans effet. Pire, le chef ennemi semblait l'ignorer. Aucune frappe, aucune esquive. Il restait là, impassible, laissant le guerrier s'épuiser avant de lui porter le plus humiliant des coups fatals. Un croche pied. Un simple croche pied et Divlof, épuisé ne se releva plus. La cime des arbres, le ciel et ses étoiles se mirent à tournoyer avant de se dérober à sa vue.

Le mal de crâne fut terrible. Il tenta tant bien que mal de se remémorer la nuit qu'il venait de passer mais seules quelques images floues de la veille et une impression honteuse lui revenaient en mémoire. Groggy, assis par terre, une main cachant le soleil à ses yeux, il observa l'endroit. A droite, à gauche et... il était bien réel, le terrible ennemi de ses souvenirs embrumés ! Il se traina en arrière sur quelques mètres, paniqué, le souffle court, tâtant le sol à la recherche de son épée avant de se calmer, reprenant son souffle, esquissant un sourire. Son implacable adversaire se tenait devant lui, calme et paisible, à peine animé par le vent soufflant son feuillage. Il trouva son épée et reprit la route. Une pensée le fit rire de bon coeur.

"Même mort, ce bon vieux Goodcul m'a mis une bonne dérouillée !"

[...]

Il se plaça en retrait, marquant ses appuis, préparant son épée pour parer du plat de sa lame le coup de poing qu'un vampire à sa gauche lui portait. Un coup, puis un autre, puis un troisième. Les créatures s'agglutinaient tout autour de lui, le submergeant de coups qu'il peinait à esquiver. A droite, à gauche, devant, derrière... Il levait son arme, se protégeant tant bien que mal. Il était acculé et les attaques répétées de ses opposants ne lui laissaient aucune occasion de riposter. A bout de souffle et éreinté, ses gestes se faisaient de moins en moins précis, il ne tiendrait plus très longtemps. Son pied dérapa sans qu'il ne parvienne à reprendre son équilibre et profitant de l'ouverture, l'ennemi lui fonça dessus. Un mauvais placement, une mauvaise posture, cette fois-ci s'était terminé. Le coup d'épaule heurta de plein fouet son armure, le projetant au sol dans le sourd fracas de l'acier qui plie et des côtes qui se brisent. Un nuage noir s'apprêtait à s'abattre sur lui, cependant il n'était pas inquiet. Quelques mots prononcés hâtivement se firent entendre avant que le sort élémentaire d'eau ne s'abatte sur les suceurs de sang.

Elle se tenait debout juste à côté. Aucune colère ne se lisait sur son visage, mais la détermination et l'assurance qu'elle affichait aurait suffit à faire fuir le plus téméraire des aventuriers. Son expression s'était adouci, et c'est une regard plein de tendresse et de douceur qu'elle posait sur le guerrier alors qu'elle lui tendait sa main. Divlof refusa l'aide et se leva tant bien que mal, grognant de douleur. "C'est pas toi qui devrait me protéger... "Résigné, Il se laissa aller à ses bras, à son amour et à la douce lueur émanant de ses mains pour soulager ses côtes puis la laissa s'éloigner. " Je te rejoins vite mon amour... Je vais m'entrainer encore un peu." Il aimait plus que tout sa compagnie et les longues journée d'entrainement à ses côtés, mais le guerrier éprouvait parfois le besoin de s'entrainer en solitaire pour se prouver à lui même qu'il était capable de se battre sans ses soins. Elle ne serait pas toujours à ses côtés au combat, il devait aussi savoir se passer de soins lors des batailles. Il était trop imprudent, trop imprévisible. Sa façon de combattre était efficace mais dangereuse. S'il ne comblait pas ses lacunes, il se ferait tuer trop facilement...

Les vampires s'étaient révélés trop dangereux, il n'était pas prêt. Il poursuivit donc sa chasse en quête de nouvelles créatures plus adaptées à son entrainement. Il marchait lentement et prudemment, saisit par le froid que même sa cape de fourrure ne parvenait à contenir. La fatigue eu rapidement raison de son envie de combattre qui s'apaisant, laissa place aux songes des marches solitaires. Ses bras étaient plus forts, son corps s'était endurcit, sa technique affinée... Il n'était plus tout à fait le même qu'à son arrivé et savait qu'il ne serait pas un poids au front mais il ne pouvait s'empêcher de douter. Il poursuivait sa marche quand qu'un étrange pressentiment mit fin à ses songes

Une impression malsaine, une aura inquiétante, néfaste. Il ne savait pas vraiment décrire ce qu'il ressentait à ce moment là mais s'il s'était écouté il n'aurait pas continué sa route. La curiosité étant souvent plus forte que la raison, il continua tout de même à avancer le long du chemin. Le froid se faisait plus intense à chaque respiration, l'air vicié diffusant son odeur âcre et ecoeurante à ses narines. Il remonta l'écharpe qui ceignait son visage un peu plus haut sur son nez, parcouru encore quelques mètres et arriva enfin à la source de cette étrange émanation. Il marchait silencieusement au milieu des ruines sur les décombres de ce qui autrefois devait être une route. Fasciné et effrayé à la fois, il parcourait du regard les restes de quelques bâtisses calcinées au milieu desquelles quelques pierres encore intactes indiquaient ne nom du lieu : Sanctuaire d'Evysrea. Quelque chose de terrible était arrivé ici... Des bruits de pas, des silhouettes et d'inquiétantes formes semblaient faire irruption avant de disparaitre aussitôt, laissant planer le doute sur leur existence. Simple fruit de son imagination ou réelles apparitions, il n'en savait rien et ne voulait pas le savoir. La curiosité avait cédé place à la crainte et le soleil qui commençait rapidement à décliner mit définitivement fin au peu de bravoure qu'il lui restait. Il s'éloigna sans demander son reste, sans oser se retourner. Une chose était sûre, il ne remettrait plus les pieds ici.

[...]

Le jour du départ approchait et il ne pouvait s'encombrer d'autant d'affaires là où il allait. Sans faire de bruit, il avait commencé son tri, fouillant coffres et armoires, entassant sur deux tas distincts ce qu'il comptait garder et ce qui ne lui serait pas utile. La tâche fut longue et fastidieuse, mais peu à peu il en était venu à bout.
Assis sur le bord du lit, tenant dans ses mains ces cinq parchemins froissés, il se rappelait avec bonheur de ce moment qui avait marqué sa vie à tout jamais. Le temps avait fait son oeuvre et emporté avec lui tous ses tourments. Il était heureux à présent et il vit dans ces écrits retrouvés l'occasion symbolique de tourner définitivement la page sur cette triste période pour en ouvrir une bien plus heureuse. Prenant soin de ne pas la tirer de son doux sommeil il embrassa tendrement son front, remonta la couverture sur ses épaules puis s'éclipsa dans la pièce attenante afin d'étudier plus attentivement les parchemins

Le jour du départ était déjà loin derrière lui et de nouvelles affaires s'entassaient à présent dans sa nouvelle demeure. Il s'en était passé des choses depuis. Le temps passe si vite...

Assis sur le bord du lit, tenant dans ses mains le parchemin froissé qu'il avait grifonné plusieurs mois au paravant, il ne pouvait s'empêcher de sourire. L'heure était venue de tourner la page. Prenant soin de ne pas la réveiller il embrassa tendrement ses lèvres, alla fermer le rideau qui laissait passer les rayons du soleil puis se dirigea dans le bureau de Myky. Il y resta quelques minutes et en ressortit avec le sourire.

Enfin...

[...]

Mon Amour, mon Anna, réveille toi. Aujourd'hui nous partons en ballade, rien que toi et moi. Cela fait si longtemps que nous ne nous sommes pas retrouvés un peu seuls tous les deux...





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